Alerte rouge

Alerte rouge
Bienvenue aux camarades anti-communistes !

Je suis né en mai 1991. Quelques mois plus tard, l'Union soviétique était dissoute. Le pays qui s'était bâtit sur le Communisme et avait cherché à étendre au Monde entier le message de la Révolution était tombé.

Dans l'euphorie de la chute du Mur, la démocratie a oubliée de se poser les véritables questions, elle a oublié de faire un inventaire juste, équitable. Elle n'a pour le compte jamais su comment une idéologie fondée sur l'humanisme a-t-elle commis les plus grands crimes du XXème siècle.
Si les républiques socialistes ont disparues, la pensée de Lénine et de Staline a survécue. Adroite, habile, s'adaptant à toutes les formes, aux nouveaux défis de la modernité, elle s'est inscrite durablement dans la culture occidentale: quoi que l'on fasse, nous sommes condamnés à vivre avec le Socialisme.

Je ne souhaite pas convaincre celui ou celle qui lira cet article que l'idéologie marxiste a été la plus sanglante folie de l'ère humaine. Je ne veux pas minimiser les crimes du Nazisme, mais contrairement à ce que certains veulent faire croire, les groupes altermondialsites ou anarchistes qui provoquent des émeutes à Seattle ou à Paris en se réclamant d'un nouvel internationalisme sont des éléments bien plus sérieux et dangereux que les groupuscules néo-nazis, qui survivent bien tant que mal.
Je ne veux pas, comme certains le font, dresser la liste des blogs communistes à supprimer. La liberté d'expression est le plus précieux don de la Démocratie. Tous, pro ou anti-communistes, avons le droit à la parole, au débat. Je souhaite donc que ce blog soit un lieu d'échange, dans le respect de l'autre.

Ce blog s'appuie sur des réalités et sur des faits historiques pour montrer à quel point le Communisme, et ses différentes branches (anarchisme, altermondialisme, castrisme...) sont en opposition avec la Démocratie. Je ne force personne. On a le droit de ne pas être d'accord avec ce que j'écris, je vous demande simplement de jetter un coup d'oeil. Et de comprendre.
# Posté le lundi 02 juin 2008 15:17

Les bases idéologiques

Les bases idéologiques
Au niveau théorique, le communisme est une conception de société sans classe, une organisation sociale sans État, fondée sur la possession commune des moyens de production, issue du socialisme. Il part de l'adage « de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ».

Au niveau politique, le communisme désigne une variété de mouvements qui affirment chercher à établir à terme une telle société. Parmi les communistes, on trouve une considérable variété d'interprétations, principalement portées par les courants marxistes, mais aussi anarchistes.

La lutte des classes joue un rôle central dans la théorie marxiste . L'établissement du communisme correspond dans cette théorie à la fin de toute lutte des classes, la division des êtres humains en classes sociales ayant disparu.

Dans la théorie marxiste, le communisme est l'aboutissement ultime de l'évolution des sociétés humaines de la commune primitive à l'esclavagisme, de l'esclavagisme au féodalisme, du féodalisme au capitalisme, du capitalisme au socialisme par la révolution, et du socialisme (qui n'a pas fini de s'affranchir de toutes les traces du capitalisme ni la propriété privée de biens meubles ou immeubles familiaux) au communisme (où il n'y a plus ni propriété privée, ni classes). Celui-ci ne pourrait alors en fin de processus qu'embrasser l'humanité entière.

Les critiques du communisme visent à la fois les fondements théoriques du communisme et les politiques menées dans les faits par les régimes communistes.
Sur les fondements théoriques, il est reproché au communisme de prôner la « révolution ouverte » ou le « renversement violent » de la société par la révolution et de mettre en place une société fondée sur la contrainte.

Source: Wikipédia, l'encyclopédie libre
# Posté le lundi 02 juin 2008 15:46
Modifié le jeudi 19 juin 2008 14:51

Les racines du mal

Les racines du mal
Le Communisme n'est pas né en 1917, lors de la Révolution russe. Ses origines remontent à des temps bien plus lointains. On note ainsi, durant l'Histoire, plusieurs expériences qui ressemblent de près ou de loin à la pensée communiste.

Quand est-ce que le Communisme est apparu ? Certains disent qu'au Moyen-âge, certains paysans d'Europe, qui vivaient tous en communauté autour de leur église et partageaient leurs récoltes équitablement, ont été les précurseurs de l'idéologie marxiste. On appelle cela le « Communisme primitif ». En son temps, Platon avait lui aussi suggéré l'idée d'une cité grecque où tous les habitants seraient sur le même pied d'égalité.
La période des Lumières au XVIIIème siècle a vu l'apparition de plusieurs idées nouvelles, qui ont depuis servis de base aux Socialistes. A l'époque, l'autorité morale (Eglise) était contestée, car elle n'expliquait pas tout. Philosophes et savants voulaient y voir le signe d'un nouvel âge où l'Homme seul serait en mesure de dicter son destin, dans le progrès et la connaissance.
Montesquieu prôna la séparation des pouvoirs. Voltaire, érudit français, par haine de la religion, avança l'idée du laïcisme. Rousseau, philosophe suisse, soutenait lui que l'Homme est naturellement bon. Pour lui, seule la société le corrompt, et il faut donc réformer la société.
La Révolution française de 1789 était nourrie des idées égalitaires des Lumières. La Déclaration des droits de l'homme, adoptée en 1790, proclame que « les hommes demeurent libres et égaux en droits » mais c'est à partir de cet article que se pose un premier problème : les hommes n'étant pas doté des mêmes capacités, s'ils sont libres, ne seront pas égaux, et s'ils sont égaux, ils ne seront pas libres.
En dehors de cette contre-vérité naturelle, la Déclaration pose des droits positifs : liberté individuelle, liberté d'opinion, liberté religieuse, droit de propriété, droit de sûreté. Or, tous ces droits vont être violés entre 1789 et 1815.
La Révolution française a été tout sauf pacifique. On estime à un demi-million le nombre de Français morts durant cette période. Ceux qui se dressaient contre la République étaient exécutés sans merci. La Vendée, province qui s'était révoltée à cause des persécutions anti-catholiques et de la conscription, a été ravagée et ses habitants massacrés.
Pourtant, la Révolution française reste un grand mythe pour les Communistes : dans l'esprit militant, il s'agit de l'image du peuple en armes, ligué contre un « tyran » ? Ce cliché est d'ailleurs faux, car on sait que les troubles révolutionnaires ont été soigneusement préparés par des minorités d'agitateurs.
Pour les stratèges communistes, la Révolution, c'est l'emploi de la foule, déchaînée et facilement manipulable, contre le pouvoir en place. C'est ensuite et surtout, la mise en place d'une Terreur d'Etat, basée sur la répression systématique des opposants. La désignation d'ennemis, réels ou imaginaires, justifient alors la mise en place de la terreur, tandis que la société est détruite pour qu'on en construise une autre, conforme aux principes de la révolution.

« La pitié n'est pas révolutionnaire ! »
Fouché
« Nous ferons de la France un cimetière »
Carrier
« Punissez les traîtres, mais aussi les indifférents »
Saint-Just

« Il nous faut des Vendées ! »
Lénine
# Posté le mardi 03 juin 2008 13:36

La Commune

La Commune
Pour continuer à rechercher les origines du Communisme, j'ai souhaité parler d'un évènement-fondateur dans l'évolution du « Prolétariat en armes »: la Commune.

Les faits remontent au XIXème siècle. De 1804 à 1871, la France ayant vécu principalement sous des régimes monarchiques ou impériaux (Premier Empire, Restauration, Monarchie de Juillet, Second Empire), le régime républicain n'a fonctionné que peu d'années. Entre-temps, la politique industrielle et les grands travaux de l'époque favorisent l'émergence de la classe sociale ouvrière, qui vit souvent dans de mauvaises conditions.
Emu par le sort du Prolétariat, l'allemand Karl Marx écrit en 1848 le Manifeste du Parti communiste.

En juillet 1870, Napoléon III entreprend une guerre mal préparée contre la Prusse qui le conduit rapidement à la défaite. La Troisième République est proclamée le 4 septembre 1870, mais la guerre continue. Paris est assiégé et connaît une grave famine au cours de l'hiver 1870-71. Adolphe Thiers, chef du gouvernement provisoire, signe un armistice avec le chancelier Bismarck. La France est occupée par les Allemands et elle perd l'Alsace et la Lorraine. Pour le peuple de Paris, qui a beaucoup souffert pendant le siège, cet armistice est une trahison. Les élections législatives donnent une majorité de députés royalistes, élus par les régions rurales, favorables à la paix, mais à Paris, les élus républicains, souvent Socialistes ou extrémistes, veulent poursuivre le combat. L'Assemblée nationale se réunit à Versailles, car Thiers se méfie de la foule parisienne. Les revendications anti-capitalistes des activistes d'extrême-gauche inquiètent le gouvernement, qui décide de récupérer les canons de Paris, situés sur la colline de Montmartre. En mars 1871, le peuple se soulève contre Thiers, « vendu aux Prussiens ». Le chef du gouvernement quitte la ville et se réfugie à Versailles, sous la protection des troupes.

Les Parisiens se dotent d'un Conseil de citoyens élus : la Commune. Les socialistes, républicains et radicaux sont majoritaires. Admirateurs de la Révolution de 1789, ils veulent une République sociale et révolutionnaire. La laïcité est instaurée, et le drapeau rouge, symbole de la lutte populaire, remplace le drapeau tricolore. La Commune ne dure que deux mois. Fin mai, les « Versaillais » (troupes régulières) de Thiers passent à l'attaque. Les « Communards » se défendent avec l'énergie du désespoir. Finalement, le 28 mai 1871, les derniers émeutiers sont faits prisonniers et fusillés au cimetière du Père Lachaise.
La répression gouvernementale est terrible : 10 000 condamnations à mort, 4 000 déportations en Nouvelle Calédonie.

Premier pouvoir révolutionnaire prolétarien, la Commune de Paris a depuis été revendiquée comme modèle par la gauche, l'extrême-gauche et les anarchistes ; elle inspira Lénine pour la conquête du pouvoir en Russie, qui en tirera deux leçons essentielles: ne pas faire de pitié avec l'ennemi, et garder le camp révolutionnaire soudé derrière un seul chef.

Contrairement au mythe communiste, largement répandu, de révolte pour la liberté, la Commune aura été une guerre civile féroce. Même si les Versaillais ont commis une répression très lourde, les révolutionnaires de la Commune n'on pas fait de quartier: avant d'être vaincus, ils exécutèrent l'archevêque de Paris et de nombreux "otages" innocents. Comble de la barbarie, ils ont incendié de nombreux édifices historiques (les Tuileries, l'Hôtel de ville).
Les Communards étaient des hors-la-loi: malgré un patriotisme sincère, ils se sont soulevés contre un gouvernement élu par le peuple souverain et ils ont bafoué les droits des ciotyens en octroyant des mesures arbitraires.
# Posté le mercredi 04 juin 2008 11:18
Modifié le mercredi 04 juin 2008 13:54

L'empire rouge

L'empire rouge
En février 1917, en pleine guerre contre l'Allemagne, une révolution chasse du pouvoir le Tsar (empereur) de Russie Nicolas II. Le gouvernement provisoire russe est très faible. Un homme profitera de cette faiblesse: Lénine.

Né en 1870, Vladimir Illitch entre en rébellion contre le régime russe à la mort de son frère, pendu pour avoir comploté contre le Tsar Alexandre III. Il s'implique dans la diffusion du marxisme, ce qui lui vaut un exil en Sibérie. C'est là-bas qu'il prend le nom de Lénine.
En 1905, il participe à la révolution avortée contre le Tsar Nicolas II. Pourchassé, il trouve refuge en Suisse. Lorsque le régime russe tombe en 1917, il rentre en Russie, avec l'aide des Allemands « impérialistes », qui voient en lui le bonhomme idéal pour semer la discorde chez l'ennemi. Ses partisans sont les Bolchéviks. Le programme de Lénine est simple : paix avec l'Allemagne et tout pouvoir au Soviet (comité de soldats et d'ouvriers révolutionnaires). Le Soviet n'est ni uni ni cohérent. Mais c'est le centre des pulsions des foules et des directives : alors bien vite la fraction bolchévik la plus extrémiste prend le dessus.
L'insurrection a lieue dans la nuit du 7 au 8 novembre 1917. Il ne s'agit pas d'un soulèvement populaire mais d'un coup d'Etat, préparé par une minorité d'individus voulant prendre le pouvoir. Lénine est aux commandes de la Russie.
Les bolchéviks ne se maintiennent d'abord que par l'absence d'autres forces. Mais la guerre civile, qui se développe à partir de juin 1918, va les contraindre à se battre contre les partisans du Tsar pour survivre. Le système policier de la Tcheka date de décembre 1917. Les premiers camps de concentration sont créés dès le début de 1918, et la terreur de masse est instituée en juillet de la même année. Staline n'a rien inventé : il n'a fait que continuer l'œuvre de Lénine.
Dès 1918, Lénine applique l'utopie communiste dans l'économie. En échange de la réquisition de leurs récoltes et de leur bétail, on paye les paysans avec de vieux stocks de produits manufacturés. Très tôt ceux-ci se rebiffent. Les paysans dissimulent les grains et leurs bêtes. Les villes sont affamées. Ainsi Lénine envoie des détachements armés dans les campagnes pour réquisitionner des vivres. On tue systématiquement ceux que l'on appelle les Koulaks. Notion extensible selon Zinoviev, car « tout paysan qui ne meurt pas complètement de faim est un koulak ».

En 1922, les Bolchéviks ont battus tous leurs ennemis. Ils ont les mains libres pour détruire la société et en rebâtir une « meilleure » : les propriétaires fonciers, les Koulaks, les anciens soldats du Tsar et l'Eglise orthodoxe sont éliminés. Durant la seule année 1922, 10 000 popes et moines sont exécutés (alors qu'une véritable démocratie préserve la liberté religieuse).

La vieille fable trotskiste de la «dégénérescence bureaucratique» de la révolution russe ne colle pas (les marins et les ouvriers de Kronstadt, morts pour avoir demandé un peu plus de liberté et d'égalité aux bolcheviks, n'ont pas eu le temps d'éprouver cette dégénérescence : c'est Trotsky qui les a fait fusiller).

La répression de masse a commencé en Russie dès la prise de pouvoir par les bolcheviks, et pas seulement en réponse à l'agression de leurs ennemis. Elle est dirigée contre la société autant, sinon plus, que contre les organisations hostiles au bolchevisme. Les instruments de la terreur, tels que la Tcheka, et la volonté d'en user sans retenue sont présents dès l'origine. C'est Lénine qui est le plus ardent à préconiser cette voie. Trotsky n'est pas en reste. Les répressions de masse ont été menées avec son accord, ou à son instigation, et l'Armée rouge, construite et dirigée par lui, ne se distinguait pas, c'est le moins qu'on puisse dire, par les scrupules humanistes. Il n'y a donc pas rupture entre Lénine et Staline en matière répressive. Le second a, bien sûr, sa politique propre. Il complétera le dispositif en éliminant toute discussion à l'intérieur du parti, en généralisant de travail forcé et en accroissant de manière démesurée la bureaucratie créée pendant les premières années. Mais sur l'essentiel, l'abolition de toute liberté publique et le règlement des problèmes par la répression, il prolonge, amplifie, pérennise la volonté de Lénine.
# Posté le mercredi 04 juin 2008 15:11
Modifié le samedi 11 octobre 2008 08:12